La Ligne Montluçon - Gouttières (Ligne n°708 000 du réseau ferré national) est une ancienne voie ferrée française qui permettait notamment de desservir la station thermale de Néris-les-Bains. Elle est entièrement déclassée.C'est la dernière ligne construite par la compagnie Paris-Orléans avant la création de la SNCF en 1938.Exploitée par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, cette ligne à écartement normal longue de 45 km a été ouverte en 1931. Le projet de ligne est apparu en 1910 et approuvé après une enquête d’utilité publique le 11 avril 1910. Des élus et des propriètaires composaient cette commission dont Alexandre Varenne député et Mr Cléret maire de Gouttières. Il a été déclaré d’utilité publique le 16 juillet 1913.
Le tracé définitif est approuvé est approuvé le 16 décembre 1919 et les travaux seront réalisés de 1921 à 1926 et la pose des rails de 1926 à 1930.
Le 5 mai 1931, le premier train de reconnaissance circule sur la ligne. Elle traverse des ouvrages d’art exceptionnels. Elle traverse 45 fois les voies routières et comprend 14 passages à niveau gardés avec maison garde-barrières.
De Montluçon (alt. 207 m.), elle desservait la gare de Néris-les-Bains (344m.) après avoir traversé les viaducs de Sainte Agathe, de Perassier et de Néris. Elle est actuellement aménagée en voie verte de Montluçon à Néris.Elle poursuit son chemin jusqu’à la halte de Durdat Larequille (450m.) , la gare de Terjat (516m.) où il existait une prise d’eau où la locomotive pouvait être alimentée. Ensuite on trouve la gare de Marcillat (490m.) où des wagons de marchandises de 20 tonnes partaient régulièrement. La gare de Pionsat (547m.) est très active grâce au commerce de bestiaux et de materiels agricoles. La ligne continue à serpenter dans la campagne et empreinte le viaduc de La Cellette et le tunnel des Bouchauds au point culminant à 697 m. pour finalement rejoindre la ligne Lapeyrouse – Volvic à Gouttières. Peu rentable, le trafic voyageurs sera fermé en 1939, sauf pour l’express Paris – Néris qui continuera jusqu’en 1957. Quant au trafic marchandises, la section Pionsat – Gouttières a fermé en 1950, la section Montluçon – Pionsat en 1969.
H I S T O R I Q U E :
Dans les années 1880, la station thermale de Néris, qui reçoit 3 200 curistes pour 2 200 habitants, n’a pas de station de chemin de fer proche. Les curistes doivent descendre en gare de Montluçon ou à celle de Chamblet - Néris, toutes deux nécessitant de prendre la route sur plusieurs kilomètres pour arriver à destination. Cette situation suscite plusieurs projets avant celui d’un chemin de fer de Montluçon à Gouttières, par Néris, dont l’intérêt est souligné par la chambre de commerce dans sa séance du 14 mai 1900. Ce projet prend forme en 1910, permettant après enquête d’être déclaré d’utilité publique le 16 juillet 1913 et attribué à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans par la convention du 20 février 1913. Néanmoins il faut attendre le 16 décembre 1919 pour que son tracé définitif soit approuvé, ce retard étant dû à la Première Guerre mondiale. La concession prévoyant qu’une partie des travaux – plate-forme de la voie, ouvrages d’art et maisons des gardes barrières – sont à la charge de l’État, son service des Ponts et chaussées adjuge, le 28 juillet 1919, l’ensemble de ces réalisations à l’entrepreneur François Mercier, originaire de Tronget et établi à Moulins. L’entreprise exécute l’ensemble des travaux entre 1921 et 1926, la remise de ces infrastructures, à la compagnie d’Orléans, étant consignée par le procès-verbal du 11 mai 1929, établi par Rambaud, l’ingénieur chargé de superviser la ligne, et signifié à la compagnie par l’ingénieur en chef Gerdes. La compagnie, qui a la charge de réaliser les superstructures, voie ferrée et gares dont les plans ont été approuvés le 23 novembre 1928, les exécute entre 1929 et 1931. D’une longueur de 45 kilomètres, c’est la dernière ligne construite par le PO (Paris Orléans).Elle se faufile dans une région accidentée et offre au touriste le spectacle sauvage et grandiose de collines abruptes et de ravins encaissés au fond desquels murmurent les eaux vives d’impétueux torrents.. D’une altitude de 207 m. au départ, elle arrive à son terminus de Gouttières à 655 m. Après une circulation de reconnaissance de la ligne le 5 mai 1931, la mise en service a lieu, le 15 mai 1931, bien qu’il reste encore des travaux à terminer, notamment la gare de Néris, car l’ouverture de la station pour la saison thermale est un moment à ne pas manquer pour ce nouveau chemin de fer. Du fait de l’indisponibilité des autorités, une inauguration officielle a lieu en juillet 1931.
Source : Wikipédia.
Photo 2 et 3 : La gare de Gouttières construite en 1901 toute en bois a été démolie dans les années 80. Cette gare devait être provisoire car un projet de gare de bifurcation était envisagé à terme mais il ne vit jamais le jour.
Photo 4 : DETAIL DU TRACÉ
Photo 5 : Ce tronçon est sur la ligne Volvic-Lapeyrouse où on trouve le célèbre viaduc des fades. On se situe peu avant d’arriver en gare de Gouttières...à 500m, d’ou partait la ligne de Neris-Montluçon. La ligne qui permettait aux voyageurs de se rendre à Clermont via Volvic a fermé en décembre 2007 et depuis aucun train n’est passé et les ronces ont recouvert les voies enclavant un peu plus Les Combrailles !
La construction de cette ligne avec son tracé actuel fut envisagée en vue d’obtenir, d’une part, des relations plus directes entre Montluçon et Clermont Ferrand, et de desservir, d’autre part, le bassin houiller de Gouttières - Pontaumur, alors récemment découvert. Les opérations sur le terrain et l’étude des projets furent commencées peu après le vote de la loi du 7 juillet 1913 qui déclarait la nouvelle ligne d’utilité publique et la concédait définitivement à la Compagnie d’Orléans. Les travaux d’infrastructure furent rendus difficiles par les fortes dénivellations du sol dans cette région tourmentée des premiers contreforts du Massif Central. Il fallut se livrer à d’importants terrassements, déjouer maints obstacles naturels et multiplier les travaux d’art, dont l’élégance ne le cède en rien à la robustesse. Signalons, dans cet ordre d’idées, les jolis viaducs en maçonnerie de granit de Sainte Agathe, de Pérassier et de Néris, situés entre Montluçon et Néris, qui atteignent respectivement 40 mètres, 51 mètres et 23 mètres de hauteur ; le viaduc situé entre Pionsat et Gouttières et dont la hauteur est de 21 mètres ; le viaduc de la Cellette, et enfin le tunnel des Bouchauds, de 585 mètres de longueur, par lequel le rail atteint le bassin de la Sioule, arpès avoir abandonné celui du Cher.
L’ouverture de la ligne Lapeyrouse - Volvic via Gouttières et le viaduc des Fades a eu lieu en 1909.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_de_Montlu%C3%A7on_%C3%A0_Goutti%C3%A8res
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Photo N°11, 12 et 13 : Gare de Gouttières le dernier jour d’ouverture le 26 mai 1989 (photo JP Virmont dernier chef de gare de 1982 à 1989)
La gare de Gouttières qui a ouvert en 1901 était construite en bois et étaient une construction provisoire, une gare plus importante devant être réalisée pour satisfaire au projet de la ligne Lyon-Océan. Dans les années 80 un batiment de voyageurs a pris place en lieu et place de l’ancienne gare. celui ci sera démonté en 1990.
La gare de Gouttières était une gare de bifurcation et on y trouvait une remise à locomotives, un château d’eau et un pont tournant permettant à la locomotive de faire demi tour. Il y avait également un peu à distance de la gare une lampisterie et des cabinets d'aisance. A cette époque le chef de gare était : "le père Duron".
Le 22.10.1923 une pétition est mise en place par les habitants des Bouchauds. En effet les travaux de construction de la ligne ont asseché le lavoir et l’abreuvoir du hameau à cause d’une coupure de la source. Des travaux seront réalisés pour rétablir la situation.
Photo 14 : le "pré fabriqué" qui a remplacé la gare en bois. Celui ci a été démonté en 1990.
Photo n°15 : Brigade d’entretien de la voie (photo G.Sauret)
Peu après la gare de Gouttières, en direction de Pionsat, on trouve une ancienne maison Garde-barrières au village des bouchauds (Phot N°6)
Peu après Les Bouchauds, on trouve un ancien pont sans tablier sur lequel passait l’ancienne voie ferrée. (Photo N°7).
Après quelques centaines de mètres, se trouve le tunnel des Bouchauds (Photo N°8 et 9) d’une longueur de 585 m. L’accès a l’entrée du tunnel est difficilement praticable du fait de l’envahissement de l’ancienne voie par la végétation. Celui ci est réalisé en granit bleu extrait à la carrière du Levadoux entre Gouttières et Saint Gervais. Il abrite du côté La Cellette (entrée Nord) le captage d’une source apprisionnant en eau la commune. C’est egalement un refuge protégé pour les colonnies de chauves-souris.
Sa hauteur est de 8 m. donc d’une hauteur importante prévue pour l’électrification car un projet de ligne Lyon-Océan aurait du voir le jour et des trains plus importants auraient pu empreinter cette voie. Ce projet ne sera finalement jamais abouti.
Par contre on accède plus facilement à la sortie du tunnel à partir de la maison Garde-barrières situé un peu avant le viaduc de la Celette. L’intérieur du tunnel est inaccessible du fait de la présence de captages d’eau.
Sur la dernière photo, on aperçoit une locomotive 141 TA qui circulait sur la ligne dès sa construction.
Sur les traces de l'ancienne ligne ferroviaire Montluçon-Gouttières
Publié le 17/07/2019 à 13h00 ; La Montagne.
Simone Tauveron a toujours habité la ferme familiale du lieu-dit Montmurier, en contrebas du vieux bourg de Durdat, à quelques mètres de la ligne ferroviaire et de la gare. © SALESSE Florian
Ouverte en 1931, la ligne ferroviaire Montluçon-Gouttières n’a pas fait long feu. Les allers-retours quotidiens se sont terminés en 1939 pour les passagers et les derniers trains de marchandises ont roulé en 1969.
Aujourd’hui âgée de 92 ans, Simone Tauveron se souvient du premier train qui a fendu la campagne bourbonnaise, en 1931, entre Montluçon et Gouttières. Elle les a tous vus passer, d’ailleurs.
L’éleveuse a toujours habité la ferme familiale du lieu-dit Montmurier, en contrebas du vieux bourg de Durdat, à quelques mètres de la ligne ferroviaire et de la gare. C’était une autre époque…
Une ligne de 43 kilomètres mise en service en 1931
À la fin du XIXe siècle, l’État avait souhaité développer le trafic ferroviaire dans les régions peu peuplées. Le projet de relier Montluçon à Gouttières avait alors lentement fait son chemin. Le tracé avait pour qualités de rejoindre ensuite Clermont-Ferrand, en desservant les bourgs et villages de la Combraille, mais aussi les thermes de Néris-les-Bains.
Le terrassement des 43 kilomètres de la ligne s’est fait dans les années 1920. Plusieurs viaducs ont été construits, surtout entre Montluçon et Néris-les-Bains, des maisonnettes pour les passages à niveau et des gares sont sorties de terre. Et la ligne a été mise en service le 15 mai 1931, pour l’ouverture de la saison thermale.
Simone a elle-même utilisé le train pour aller faire quelques courses à Montluçon ou pour aller suivre les cours de son école ménagère à Marcillat-en-Combraille, mais elle trouvait la bicyclette plus pratique.
Il fallait 20 minutes à vélo pour descendre à Montluçon, en revanche c’était une heure pour revenir, et il fallait appuyer sur les pédales tant il y avait des côtes !
En 1931, trois trains de voyageurs avaient été prévus chaque jour et dans chaque sens. Les locomotives partaient de Montluçon à 6 h 30, 14 h 30 et 18 h 30, et les arrivées dans la même ville s’effectuaient à 8 heures, 12 h 30 et 21 heures.
Hélas, la ligne gérée par la compagnie d’Orléans ne se révéla jamais à la hauteur des espoirs suscités. L’arrivée en masse de curistes resta une chimère et le service pour les voyageurs fut arrêté en 1939, huit ans seulement après son ouverture.
La ligne continua tout de même à être exploitée. Pendant la guerre, des blessés furent transportés à Néris-les-Bains de cette façon.
Jusqu’en 1957, un express Paris-Néris fut maintenu pour la saison thermale. Et les trains de marchandises roulèrent jusqu’en 1969, au moins sur la portion allant de Montluçon à Pionsat, pour charrier bétail, céréales, charbon, bouteilles de gaz…
Les gares furent abandonnées et on proposa à Simone Tauveron de reprendre le travail de la garde-barrière de Montmurier. Un travail dont elle s’acquitta pendant dix ans, en plus de son activité à la ferme, dans les années 1950 et 1960.
« Quand je voyais la fumée du train à Néris-les-Bains, je prenais le vélo et j’allais fermer les barrières. Les trains de marchandises passaient trois jours par semaine, les lundis, mercredis et samedis, à 10 heures et 16 h 30 »
Les rails ont vite été déposés. Il ne reste aujourd’hui de la ligne que les gares, les maisons de gardes-barrières, les viaducs ou encore le tunnel des Bouchauds, à Gouttières, un ouvrage de 585 mètres qui sert aujourd’hui de refuge aux chauves-souris. Une voie verte a été aménagée entre Montluçon et Néris-les-Bains.
À Montmurier, l’histoire du train a laissé une empreinte au sein de la famille de Simone Tauveron. À tel point que la gare et la maison de la garde-barrière ont été rachetées par deux de ses petites-filles.À Montmurier, la gare et la maison de la garde-barrière ont été rachetées par deux des petites-filles de Simone Tauveron
Joyau ferrovaire. Néris-les-Bains ne voit plus passer les trains mais possède peut-être une des plus belles gares de France. Construite entre 1929 et 1931 sur les plans de l’architecte Louis Brachet, la gare de Néris-les-Bains est la plus remarquable.Plusieurs pavillons de hauteurs différentes et asymétriques se succèdent, ce qui donne un ensemble de 78 mètres de long. La construction est en pierre de taille provenant de carrières de grès de la région. Le soubassement est quant à lui constitué de granit rose de Treignat, de même que le fronton du hall central. On observe également des frises en terre cuite polychromées dans le décor des façades.
La commune de Néris-les-Bains est propriétaire de la gare depuis 1974. Restaurée il y a quelques années, elle sert aujourd’hui de centre socioculturel. Elle est inscrite sur l’inventaire des monuments historiques..